Brexit Back to the Future! / Brexit retour vers le futur !

My close friends have a ritual. When it’s time to raise our glasses for a toast, they enjoy repeating the same phrase each time : “To our friendship which is priceless but which costs us dear.” I never really understood the value of these words nor their true sense, though that is the peculiarity of an expression, it seems. However, since January 1st things have changed and to fully appreciate their real meaning, I just have to imagine the United Kingdom sharing a toast with the European Union.

Because whatever Brexiteers or Remainers say, the divorce between the two parties comes at a considerable cost both in the short and long term. Beyond that of the economic impact which has been the subject of some outlandish forecasts, it marks a symbolic and philosophical turning point. The fact that the UK would be leaving the EU was known on the 23rd June 2016, date of the ill-fated referendum but now it’s official, the inhabitants of the UK are no longer “Europeans”. For those like me, born at the beginning of the 90s, it’s a reality which is still difficult to accept. Will British culture, so present in our childhood, become harder to reach? Don’t let’s overreact, we will remain friends. We cannot ignore the facts. You only have to look at a map to understand this. Have our shores moved apart as a result of Brexit? No! Our relationship will never end and politicians will neither dampen the spirit of young people nor that of the Scots who voted remain.

When the UK joined the European Economic Community (EEC) forerunner to the EU, in 1973, there were already some who harboured the idea that the UK would promptly “abandon ship”. 48 years on, the deed is done. But now if we reverse this perspective, we can already begin to dream about reintegration. Will we have to wait until 2069? I hope not!

Nicolas Kirilowits
Freelance Journalist, Europe Specialist

Mes amis les plus proches ont une habitude. Ils s’amusent à répéter la même phrase quand nous trinquons nos verres : « A notre amitié qui n’a pas de prix mais qui nous coûte si cher ». Je n’ai jamais vraiment compris la valeur de cette expression, ni son sens fondamental. C’est le propre d’une expression, paraît-il. Mais les choses ont changé, depuis le 1er janvier 2021. Pour saisir son sens il me suffit d’imaginer le Royaume-Uni trinquer son verre avec l’Union européenne.

Car quoi qu’en disent les pro ou les anti Brexit, le coût du divorce entre les deux parties a, et aura encore pour longtemps, un prix. Au-delà de l’impact économique, objet de toutes les prévisions les plus farfelues, il marque un tournant symbolique, davantage philosophique. La nouvelle était connue depuis le 23 juin 2016 (jour de ce maudit référendum), mais c’est désormais officiel, les habitants du Royaume-Uni ne sont plus Européens. Pour ceux, comme moi, qui sont nés au tournant des années 90, c’est une réalité encore difficile à concevoir. Cette culture britannique, berceuse de notre enfance, ne sera-t-elle plus si facile d’accès ? Ne surréagissons pas, nous resterons toujours amis. La réalité est sans équivoque à ce sujet ! Regardez une carte et vous comprendrez. Nos terres se sont-elles éloignées avec le Brexit ? Non ! Nos échanges ne s’arrêteront jamais, et les affaires politiques ne peuvent freiner les cœurs des plus jeunes et des Ecossais, favorables au maintien.

Quand le Royaume a intégré la Communauté économique européenne (l’ancêtre de l’UE) en 1973, certains caressaient déjà le rêve qu’elle quitte illico presto le navire. 48 ans plus tard, c’est fait. Mais inversons désormais cette perspective, on peut dès lors se prendre à rêver d’une réintégration. Devrons-nous attendre 2069 ? Je ne l’espère pas.

Nicolas Kirilowits
Journaliste freelance,
spécialiste des questions européennes

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